Sources officielles consultées le 21 juillet 2026 Méthode et sources

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Choisir sa plateforme agréée, sans se tromper

Chaque entreprise concernée devra passer par une plateforme agréée par la DGFiP, appelée jusqu’à la mi-2025 « plateforme de dématérialisation partenaire » (PDP). Voici ce qu’elle fait, et comment préparer votre choix.

Ce qu’est une plateforme agréée

À compter du 1er septembre 2026, chaque entreprise concernée doit désigner une plateforme agréée (PA, anciennement PDP) : un opérateur immatriculé par la DGFiP qui émet, transmet, reçoit et convertit les factures, et adresse les données fiscales et du e-reporting à l’administration. La liste officielle est publiée sur impots.gouv.fr.

Source : impots.gouv.fr

Le terme officiel a évolué : la DGFiP parle désormais de « plateforme agréée » (PA), l’ancien nom « PDP » restant très utilisé. Il s’agit du même agrément : une immatriculation délivrée par l’administration, d’abord « sous réserve », puis définitive après les tests d’interopérabilité.

Pourquoi pas simplement le portail public ?

Depuis le 15 octobre 2024, le portail public de facturation (PPF) n’est plus une plateforme gratuite d’émission et de réception : il est recentré sur l’annuaire central (identification des destinataires via SIREN) et son rôle de concentrateur des données transmises à la DGFiP. Il n’existe donc plus d’alternative publique gratuite : chaque entreprise passe par une plateforme agréée privée.

Source : impots.gouv.fr

Les formats que toute plateforme doit maîtriser

Le socle technique repose sur la norme européenne EN 16931. Toute plateforme agréée doit savoir émettre, recevoir et convertir trois formats : Factur-X (PDF/A-3 hybride avec XML CII intégré), UBL (XML) et CII (XML).

Source : FNFE-MPE

Concrètement, vous n’avez pas à choisir un format : toute plateforme agréée doit savoir émettre, recevoir et convertir les trois. En revanche, vérifiez que votre logiciel de facturation ou de comptabilité s’y raccorde correctement.

Les critères qui comptent vraiment

  • Le tarif, en HT et par facture ou par mois. Les modèles varient fortement : abonnement mensuel, coût par facture, ou service inclus dans un logiciel que vous payez déjà. Demandez le coût complet, frais de mise en service compris.
  • La compatibilité avec votre logiciel actuel. Beaucoup d’éditeurs de logiciels de facturation sont eux-mêmes devenus plateformes agréées ou se sont raccordés à une plateforme. Vérifiez avant de payer un service en plus.
  • L’avis de votre expert-comptable. De nombreux cabinets retiennent une plateforme pour l’ensemble de leur clientèle. S’équiper sans consulter le vôtre peut créer des doublons coûteux.
  • Le e-reporting inclus. Si vous vendez aux particuliers ou à l’international, la transmission des données de transactions doit être couverte. Voir ce qu’est le e-reporting.
  • La réversibilité. Que se passe-t-il si vous changez de plateforme ? Demandez comment vos données et votre raccordement à l’annuaire sont transférés.

Où trouver la liste officielle ?

La DGFiP publie la liste des plateformes agréées sur impots.gouv.fr, sous forme de fichiers téléchargeables mis à jour régulièrement. La liste évolue : de nouvelles plateformes sont immatriculées au fil des mois.

La liste officielle des plateformes agréées est publiée par la DGFiP et mise à jour régulièrement.

Source : impots.gouv.fr, consulté le 21 juillet 2026

Pour une consultation plus commode, nous republions cette liste sous forme de tableau consultable, avec la date du fichier source : l’annuaire des plateformes agréées.

Conseil de méthode : ne vous laissez pas presser par un commercial. L’obligation est réelle, mais le choix mérite une comparaison posée : tarif complet en HT, compatibilité avec votre logiciel, avis de votre cabinet comptable. Un prestataire sérieux répond à ces trois questions par écrit.